J’ai lu cette phrase de Roger Vadim : « Les enfants ne prennent pas au sérieux les choses sérieuses. Ils jouent à la guerre, au docteur, au gendarme et au voleur, avec intensité, avec sincérité, mais ils ne sont pas dupes. Les adultes prennent au sérieux les choses qui ne sont pas sérieuses. Ils se dupent eux mêmes. Et ils font la guerre au lieu de jouer à la guerre. J'ai choisi la poésie et rejoint le camp des enfants. Ce qui, de toute évidence, est une entreprise périlleuse quand on a passé l'âge de raison ».
Comme je me suis retrouvée en ces mots…
Je me suis interrogée souvent sur la place de la poésie dans ma vie depuis toujours.
Une place allant grandissant. Les coups du sort, les coups de blues, les coups de cœur, nous en avons tous notre lot. Dans ces moments, écrire en poésie a toujours été mon refuge.
J’ai écris mes premières poésies je n’étais qu’une enfant, j’ai poursuivi dans cette voie à l’adolescence et adulte j’en ai bien plus encore ressenti le besoin et l’envie impérieuse.
Quand on grandit, que l’on devient adulte, on doit souvent laisser certains de ses rêves derrière soi, ou du moins les mettre de côté, dans le secret espoir, un jour, d’y revenir.
Parfois aussi, on ne veut pas grandir, on voudrait garder son cœur d’enfant, mais ça ne fait pas sérieux.
Quand on est enfant, on utilise des tas de mots dont on ne connaît pas toujours la signification.
Quand on est grand, on utilise souvent ces mêmes mots sans trop y croire.
Et la poésie dans tout ça ?
Moi je dis que grandir, grandir en poésie, c’est redevenir petit. Avec cette chance fabuleuse à notre portée de pouvoir dire tout ce que l’on veut de la plus jolie des façons.
Grandir en poésie, c’est avoir cette chance de pouvoir dire les choses simplement, avec les mots du cœur et de l’âme, ces mots qui parlent à tous.
Grandir en poésie, c’est rendre le monde extraordinaire, s’émerveiller d’un rien, d’une fleur, d’un oiseau, d’un nouvel amour.
Grandir en poésie, c’est partager, ses joies, ses peines.
Grandir en poésie, c’est donner et offrir à qui veut prendre.
La poésie est aussi essentielle à ma vie, que l’air, le soleil, l’eau, la nature, les êtres que j’aime, la poésie est ma vie, elle fait partie de moi, je grandis avec elle et elle grandit en moi.
Grandir en poésie, c’est ce que je vous souhaite à tous…
Brigitte, poète à ses heures.
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