| Petite
réflexion sur le prix des livres vendus par le biais
de l’autoédition (03/12/2009).
Je
remonte au créneau ce soir pour attirer l’attention
des auteurs issus de l’autoédition, dont je fais
partie, sur le prix de vente de leurs ouvrages.
J’en
ai acquis plusieurs ces derniers temps et …. je trouve
que d’une manière générale le prix
de vente est bien souvent trop élevé.
Le
but de l’auteur autoédité est avant tout,
si je ne m’abuse, de se faire connaître dans un
premier temps. Ensuite de fidéliser ses lecteurs et
à terme, peut-être, avec de la chance et du talent
de passer la porte d’une maison d’édition
dans laquelle il trouvera enfin du soutien, de la logistique
…. Tout ce qui lui faisait défaut depuis longtemps.
A
ce stade, l’auteur va pouvoir souffler un peu. Il faut
l’espérer pour lui. Miracle, il va même
trouver du temps pour écrire. Et oui, c’est un
comble pour un auteur, mais entre les colis à poster,
la promo sur le net, le cercle de relations à étoffer…il
transpire l’auteur, il est partout…il en passe
du temps devant son écran ! Mais il n’est plus
guère productif côté écriture.
Alors
me direz-vous, face à tout cet investissement, c’est
normal de vouloir une petite compensation financière.
Comme on dit, tout travail mérite salaire !
Sauf
que, en face, l’auteur il a des lecteurs potentiels,
qui sont certes prêts à jouer les mécènes,
à encourager la littérature et sa promotion,
mais il faut pas pousser tout de même.
Le
lecteur n’est pas Crésus non plus.
Entre
le prix du recueil ou du roman et les frais de port qui sont
parfois exorbitants, le lecteur se fatigue vite et retourne
dans sa librairie de quartier ou son centre commercial favori.
Le
but, c’est bien de lui faire voir une autre facette
de l’édition, découvrir des auteurs méritants,
souvent. Le but c’est de le sortir de ses habitudes
et de lui donner envie de revenir !!!! Pas de l’effrayer
!!!!
Prenons
quelques exemples sans citer de nom pour ne fâcher personne.
Inutile de crier bien fort « des noms, des noms »
dans la foule, je resterai de marbre !
A
mon sens pour un recueil de poésie, 8 € c’est
raisonnable. Au-delà, à moins d’être
Rimbaud himself, c’est trop !!!! Trop !!! Too much !!!!
Il
n’y a que les dingues comme moi pour mettre 17 €
dans un recueil de 80 pages, format
14,5
x14,5, avec des images certes, mais bon !
Autre
exemple, un roman d’un peu de plus 60 pages pour plus
de 12 € ! J’hallucine !!!
Le
but c’est d’être lu non ? Pas de faire une
collection de recueil qui ne se vendent pas ou peu.
Mes
amis, je vous le dis tout net, il faut raison garder !!!!
Les
réactions postée sur le blog de Brigitte:
Commentaire
n°1 posté par maria luna avant-hier à 23h22
bonsoir,
sur
le principe, je suis tout à fait d'accord avec toi.
Le problème et il est de taille puisque j'en ai déjà
parlé sur tbe. C'est que lorsque nous voulons faire
imprimer un livre en couleur, le prix varie du simple au double.
ex : recueil de poésie, 80 p, impression couleur chez
tbe prix de fabrication : 16 E alors sois on zappe les images
couleurs à l'intérieur (et moi j'y tenais à
ces images) sois on dit ok et on prend une toute petite marge...
Je ne
sais pas résoudre ce problème. Quant à
mon livre, il fait 350 pages et le prix de fabrication sur
tbe revient à 15 E
Pour conclure,
j'ai tout à fait conscience que mes recueils de poésie
ont un prix trop élevé mais comment faire autrement
si je veux garder l'impression couleur ?
Commentaire n°2 posté par
Laurent Luna hier à 08h18
L'impression numérique est une alternative intéressante
pour celui qui dispose de quelques centaines d'euros. Imprimer
son livre selon ce principe, permet de réduire notablement
le prix de vente. Exemple, pour un tirage à deux cents
exemplaires d'un roman, format A5 et couverture pelliculée,
de 250 pages : 5,40 euros / unité.
Cela représente un investissement d'environ mille euros
au départ, mais si le prix de vente reste, disons,
aux alentours de 12 ou 13 euros, l'auteur peut payer ses frais
d'envois et de déplacements (salons, séances
de dédicaces diverses) et vendre plus facilement son
oeuvre, grâce à ce prix abordable et plus que
correct.
Commentaire n°3
posté par maria luna hier à 10h37
qui pourrait en ces temps de crise investir 1000 euros pour
des livres qu'il n'est pas sur de vendre ? oui bien sûr,
vous allez me dire 200 livres est une bagatelle, d'autres
l'ont fait alors pourquoi pas nous ? perso, je ne peux pas
investir une telle somme....et je ne pense pas que beaucoup
peuvent le faire...mais je me trompe peut être...donc
comme beaucoup, je suis coincée..
Commentaire n°4
posté par Edmonde Permingeat hier à 11h46
Bonjour Brigitte, ce petit mot pour te dire que je suis entièrement
d'accord avec ton analyse, mais pour faire des livres moins
chers, il faudrait passer par copymedia car le prix de fabrication
pratiqué par TBE nous oblige aux prix élevés.
Exemple Ma "Comédie enseignante" (488 pages)
prix fabrication 18,77, vendu 20 € : gain pour chaque
livre vendu 1,23 ! Mais comme Irène Pauletich va la
publier en 2010, je pourrai peut-être pratiquer un prix
plus abordable. Il est certain que personne n'ira mettre 20
€ pour un livre autoédité alors qu'il en
trouve à foison souvent à moindre prix dans
la grande édition, gage de qualité pour le moins
dans la forme et la mise en page. J'ai la chance, en ce qui
me concerne, de recevoir à chaque office gratuitement
des services de presses des grandes maisons d'édition
toutes les dernières nouveautés, ce qui va me
permettre d'aider une petite bibliothèque de village
que j'ai trouvée sur facebook.
Amitiés
Edmonde
Commentaire n°5
posté par Paskal CARLIER hier à 12h27
Je partage ton analyse, Brigitte, les livres en auto-édition
sont beaucoup trop cher et ceux édités chez
TBE (entre autres) le sont encore plus. D'autant que beaucoup
ne sont même pas corrigés et que la mise en page
laisse à désiré. Donc le lecteur est
déçu.
Je partage l'avis de Laurent que l'impression numérique
est la meilleure des solutions. En effet un investissement
de 1000€ permet de faire imprimer 200 livres. L'investissement
est remboursé en ayant vendu 65 livres. C'est personnellement
ce que j'ai fait et après avoir a ce jour vendu près
de 400 livres autant dire que mon investissement de départ
est largement remboursé et que j'ia un petit capitale
pour éditer le prochain sans faire d'avance. Cela m'a
permis d'avancer les fonds pour l'édition d'un nouvel
auteur et de le faire prochainement pour une autre.En fonction
des ventes de ces deux nouveaux auteurs j'investirais sur
d'autres livres et envisgerais peut-être de créer
ma propre maison d'édition.
Commentaire n°6
posté par Nicole hier à 14h24
Bonjour Brigitte Oui tout à fait d'accord nous sommes
en auto-édition tout d'abord pour faire nos preuves
et non gagner du fric ensuite ce qui me rebute de plus quand
je vois des prix excessifs se sont les fautes en prime déjà
dans la présentation là je me sauve à
toutes jambes bien que virtuellement impossible... je me souviens
effectivement aussi t'avoir écrit justement un jour
que si je publie un livre je ne veux que les gens ça
leur coute cher pensons aux futurs lecteurs sans trop de ressources
financières mettons-nous un peu à la place des
gens de temps en temps
Commentaire
n°7 posté par Nicole hier à 14h44
Brigitte
ya
un soucis perso tout de même je préfère
faire un book de 70 ou 80 pages et que son prix soit à
7 ou huit euros avec des illustrations en gris et blanc
et bien
avant de le commencer on peut calculer sur TBE le prix de
revient c'est à nous de prévoir et cela est
très bien
maintenant
je vais vous dire franchement mettre 1000 euros d'impression
pour 200 livres alors là c'est le pompon vous êtes
riches tant mieux pour vous...
Commentaire n°8 posté par
Nicole hier à 15h07
Oups ne voulant froisser personne avec mes propos veuillez
m'en excuser mais voilà que maintenant Brigitte ton
article me conforte dans mon idée et prend tout son
sens pour ma part une chose est sûr
petit livre petit prix vaut mieux
sans fautes de préférence ou coquilles :)) mais
rien n'est parfait alors faisons de notre mieu pour épater
la galerie
Suite
à vos commentaires sur mon dernier article (04/12/2009).
Merci
pour vos nombreux commentaires sur mon article concernant
les prix des recueils et romans issus de l'autoédition.
Je viens justement de terminer deux recueils de poésie
et pensées qui rentrent tout à fait dans le
cadre de cette réflexion.
Sans
remettre en cause le contenu, c'est un autre débat,
on peut parfois avoir le sentiment de jeter un peu l'argent
par les fenêtres, en effet.
Je
pense que la démarche doit être d'accepter de
ne pas générer de marge ou une marge minime,
pour être lu, avant toute chose, par ce biais.
Ensuite,
soit on passe le pas de l'autoédition et on accepte
l'échec éventuel, le rejet des manuscrits et
on en tire alors les conclusions. Soit on continue à
se faire plaisir, juste cela, rien de plus.
Une
chose est certaine, l’humilité est nécessaire.
On n’est pas un « auteur » parce que l’on
a édité des romans ou recueils, on le devient
par la reconnaissance renouvelée et fidèle d’un
lectorat attentif et grandissant.
Cela
me fait un peu penser à cette mode qui a fait long
feu d’ailleurs depuis, celle de la star académie
ou autre émission de téléréalité
nous proposant de découvrir la nouvelle vedette de
l’année.
On
peut faire de n’importe qui ayant un joli filet de voix
une vedette pour un temps. Il se trouvera toujours quelqu’un
pour acheter les albums. Mais il se trouvera aussi bon nombre
de personne qui très vite tourneront le dos à
ce concept.
De
même, nous sommes nombreux à bien écrire,
à rêver d’aller plus loin, mais là
encore, ce n’est pas toujours suffisant. La chance,
la ténacité, le talent, le charisme aussi, sont
les ingrédients nécessaires mais non garantis
pour que « l’aventure continue » !
L’autoédition,
même si elle réalise le rêve de certains,
représente un peu le « miroir aux alouettes »
sur lequel viennent se briser bien des rêves de grandeur.
Sans
baisser les bras pour autant, il faut être capable de
prendre le recul nécessaire.
Ensuite
sur le débat d’avoir les moyens ou pas de ses
ambitions pour mener plus loin son projet, bien des éléments
sont à prendre en compte.
L’auteur
reconnu se contentera des salons majeurs où il sera
attendu et accueilli comme le messie. L’auteur en herbe
« cachetonnera » dans les salons de France et
de Navarre. Si c’est une expérience à
vivre parce que humainement c’est génial de se
retrouver avec des gens ayant la même passion, que c’est
fabuleux de délivrer en main propre le fruit de son
travail, là encore il faut être prudent, savoir
où sont ses priorités.
Entre
rêve de gloire et vie de famille, il faut parvenir à
trouver l’équilibre qui ne nous éloignera
pas aussi de l’essentiel, le bonheur d’écrire.
|