Il y a des soirs où mon cœur est comme une enclume,
Encombrant ma poitrine de ses chaines et déchirant tout.
Ma gorge semble alors être percluse de méchants coups,
En entonnoir entre ce poids et mes pensées de bitume.
Nul ne m'écoute et nul ne veut entendre ces douleurs
Qui chaque fois se changent en balles meurtrières.
De l'eau salée s'écoule depuis mes paupières,
Et arrivée sur mes lèvres se transforme en amère saveur.
Ce goût si répugnant qui s'appelle la solitude
Mélange affreusement âcre de tristesse et de mal être.
Il s'éternise en bouche comme une vilaine habitude.
Mais même en regardant en tous sens il n'y a nulle fenêtre.
Nul endroit où espérer pouvoir pousser un cri d'effroi.
Nulle lumière ni chaleur, partout demeure le pire des froids... |